Le Palacete est situé dans le cœur de ce quartier emblématique de Barcelone.

Origine et Histoire

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Origine et Histoire

Avant même d’appartenir à Barcelone, Gracia était un village situé au croisement de deux voies romaines, l’une venant de la Gaule, la Travessera de Gràcia, l’autre reliant Barcelone à San Cugat en passant par les actuelles rue Gran de Gràcia et Paseo de Gràcia. Le long de cette dernière, Gràcia s’étirait au centre de la plaine de Barcelone sur un réseau hydrographique descendant du mont Tibidabo. Beaucoup de ces rues descendant vers la mer portent un nom de torrent. Au XIVème siècle on interdît la construction de nouvelles églises, monastères ou hôpitaux à l’intérieur de l’enceinte fortifiée de Barcelone. De ce fait, plusieurs ordres religieux s’établirent sur la plaine du côté de ce village. Dans ce contexte, Gracia développa un modèle de places rectangulaires autour desquelles s’organise l’aménagement des parcelles délimitées par des rues respectant les tracés allant de la montagne vers la mer, dessinés par les rigoles et les torrents traversant l’agglomération. Cette prolifération de places dans Gràcia, très populaires, est déjà visible un siècle plus tard, imprimant au quartier une structure à la fois irrégulière et cohérente.

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Au XIXème siècle, l’activité industrielle et artisanale de Gràcia se développe. Bien que sans atteindre le niveau de production des communes voisines, Gràcia, à cette époque, devient également un centre de production textile important grâce aux artisans dont les métiers à tisser manuels vont être rivalisés par les machines à vapeur. Avec le temps, les activités liées à la typographie et aux allumettes s’ajoutent à la production textile et les sous-sols des maisons abritent toute sorte d’activités. Cette concentration d’artisans contribue ensuite au développement d’associations politiques et civiques, soutenues par l’essor des publications imprimées. Des associations de tout genre apparaissent : la Cooperativa de Teixidors a Mà (tisserands 1876), Els Lluïsos (pour les jeunes,1855), le Centre Moral i Instructiu (1869) ou l’Orfeó Gracienc (1895), pour en citer quelques unes.

Pendant le xix ème siècle, en parallèle à la réalisation de ce plan urbanistique, l’activité industrielle et artisanale de Gràcia se développa. Bien que sans parvenir à l’intensité des communes voisines de la plaine, Gràcia, à cette époque, était également devenu un centre de production textile important grâce aux artisans qui travaillaient avec des métiers à tisser manuels et à l’installation d’usines à vapeur. Avec le temps, les activités liées à la typographie et aux allumettes s’ajoutèrent à la production textile et les sous-sols des maisons abritaient des activités artisanales de toute sorte. Tout ceci s’est uni ensuite à la croissance des associations politiques et civiques, soutenue par l’essor des publications imprimées. Des associations de tout genre sont donc apparues : la Cooperativa de Teixidors a Mà (1876), Els Lluïsos (1855), le Centre Moral i Instructiu (1869) ou l’Orfeó Gracienc (1895), pour n’en mentionner que quelques unes.

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Parallèlement le quartier lutte pour obtenir son autonomie municipale, finalement accordée en 1850. A cette date, Gràcia compte plus de 13.000 habitants et occupe une étendue supérieure au périmètre actuel du quartier. En effet, il comprenait la zone de la Salut et une partie du secteur est de l’actuel quartier de Sant Gervasi.

On entreprit des travaux publics, pour améliorer les infrastructures : éclairage au gaz de la commune (1852), arrêt du train de Sarrià dans la partie ouest de Gràcia (1863), premier tramway à chevaux entre Barcelone et Gràcia (1872), approbation du projet du Mercat de la Llibertat (1888), Mercat de l’Abaceria Central (1892), etc.

Gràcia conserva son statut de commune pendant 47 ans puis fût rattaché à Barcelone en 1897. La petite ville qui comptait déjà plus de 60.000 habitants et 5.500 constructions redevint, non sans résistance, un quartier de Barcelone.

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